Le silence est-il tendance?

 

De nos jours et dans nos cultures, on considère plus important de réfléchir, de créer, de faire des choses, autrement dit, de « remplir » le silence, que de se nourrir de celui-ci. Cependant, dans des religions tel que le bouddhisme, on considère que des concepts comme le silence et la vacuité nous montrent une direction à suivre, une chose à observer, car “la vie moderne a fait éclater le silence et démolir l’espace.”

 
 
 

D’un point de vue psychologique, le silence calme le stress en permettant au mental de s’apaiser pour mieux se reconnecter sur soi-même. Frédéric Hurteau notamment, spécialiste en psychologie et en counseling transpersonnel, explique que « dans la majorité des cultures, on retrouve quatre universels de guérison: la danse pour le corps, le chant pour le cœur, les contes et légendes pour la pensée et le silence pour l’âme. » Il poursuit en disant que « le silence donne, à l’ego, la perspective nécessaire pour que s’installe une vision claire, élargie, une lecture en profondeur, au-delà de la grande souffrance qui accompagne souvent le passage des moments initiatiques de la vie. »

Ainsi, il souligne le fait que, si en Occident on partage une minute de silence à l’occasion d’un décès, n’est-ce pas parce qu’il s’agit de la seule « nourriture » qui peut apaiser en pareille situation, alors même que les mots sont inutiles?

Dans nos vies à mille à l’heure, il est important aujourd’hui de savoir ralentir son rythme et d’intégrer des rituels de silence dans notre quotidien. S’offrir ce moment unique permet de se retrouver dans une relation intime à soi pour s’extraire du monde et des situations stressantes qui nous entourent.

Alors lancez-vous, s’offrir du silence au quotidien est à la portée de tous!

 

Sources:

- Le son du silence | Le Dhamma de la Forêt
- La thérapie par la silence | Le Journal de Montréal
- The Role of Silence in Music | All About Jazz
- La thérapie du silence | S'améliorer
- Les vertus du silence | Observatoire de la santé visuelle et auditive
 
Annabelle RenzoCommentaire